La pièce de théatre 103 millions par Past --- Online!!!

Salut à tous qui passer par ce blog. Comme j'ai pas assez de frics pour faire imprimer 500 milles copies et vous les donnez, je me suis dis que les intéressers pourraient venir voir mes blogs pour voir mes projets et leur développements. J'ai finis cette pièce de Théâtre pendant l'été, ça commençait à faire un méchant boute que je tentais de la finir. Je suis vraiment fier d'en être venue à bout. J'espère que vous allez aimer ce que vous aller lire. Merci, Past.

Monday, September 18, 2006

Première page


103 millions par Past.

103 millions
par Past.







La pièce de théâtre qui n'en est pas vraiment une…




Production Gcdx1 studio
Goldencat_x1@hotmail.com
Pascal Tremblay Laurenzi a.k.a. Past.

Note de Past.

Note de Past.

« 103 millions » est écrit comme une pièce de Théâtre, mais en fait ce n’est pas une. C’est plutôt une anti-pièce de Théâtre que j’avais l’intention d’adapter en film éventuellement. Toutefois, je trouve le concept d’anti-pièce de Théâtre some what charmant. J’ai cherché longtemps pour un titre pour cette pièce, au début j’avais l’intention de l’appeler simplement « Pièce de Théâtre » mais elle ne rendait pas justice au fil conducteur contestataire et ne sonnait pas suffisamment chant de la Rébellion. « 103 millions » est le titre le plus actuel et direct qui peut décrire cette pièce et ses héros, Annick et Catherine.

Le titre ne parle pas seulement des coupures abjectes dans le financement des études du gouvernement Charest pendant son mandat. Il parle aussi du phénomène cause-conséquence d’une telle décision. Parce qu’une décision qui force quelques milliers de jeunes à abandonner les études n’appauvrit pas seulement les jeunes concernés mais tout leur environnement. Le titre parle simplement des décisions unilatérales indigents que force un gouvernement pour économiser maintenant quelques dollars en sacrifiant en dépit du reste de la population plusieurs autres millions de son argent.

Cette pièce n’a qu’une seule intention pour moi, celle de surprendre, celle de choquer les esprits. Je voulais que la seule impression qui reste à mes lecteurs soit : Mais c’est donc ben fucké ça! Je pense avoir un peu réussit. J’ai d’ailleurs tenté de l’écrire la plus absurdement possible. En principe, si vous voyez des choses qui ne font pas de sens dans la pièce, c’est très strictement voulu et j’ai tenté le plus possible de rendre la pièce spatiale et décousue. J’espère que j’aurais réussit à écrire une pièce vraiment sympathique malgré tout. Une pièce qui se lira rapidement, facilement et qui exprimera mon opinion sur les évènements actuels au Québec.

J’ai essayé d’écrire cette pièce un peu comme un jouet de culture, comme simplement un essai d’idée, de philosophie et aussi de pensées de combat sans malgré tout être partisan de l’un ou de l’autre des blocs de la société. Je n’ai pas voulu écrire comme un Péquiste, comme un Libéral déçu, comme un Dumoniste et non plus comme un UFPiste. J’ai voulu rester le plus possible centré, neutre, mais certaines actions du gouvernement ne me laissais pas neutre.

Je me suis senti obligé d’écrire cette pièce pendant le mandat de Charest parce que j’étais comme plusieurs autre Québécois à le contester. Et j’espérais pouvoir écrire dans la pierre à jamais cette insatisfaction qui règne depuis le début des décisions maladroites du gouvernement Libéral. J’espérais faire front commun avec les opposants de cette montée vertigineuse de l’intérêt de quelque individu née sous une bonne étoile. Pour rappeler aux Québécoises et Québécois qu’il existe encore plusieurs autre schéma de société et que nous sommes, ensemble, tous capable de forger un idéal qui nous ressemble.

J’espérais, en l’écrivant, que ceci redonnerait la mémoire qui trop souvent manque au Québécoises et Québécois quand arrive le moment des décisions importantes.

Acte 1 - Scène 1

Acte 1
Scène 1 – La ronde

Le décor n’est pas spécifié pour laisser un vide dans la création artistique et laissé au metteur en scène la possibilité de choisir dans n’importe quelle circonstance un décor adéquat.


Les personnages présents

Jean-Marc Fournier, Catherine, Annick et un journaliste

Le narrateur Dans les contrés éloignées du Nord de l’Amérique, une grave crise a lieu. Cette crise est liée à la pollution grandissante, l’individualisme solitaire zélé et un élitisme exacerbant. Elle est la conséquence directe d’une situation individuelle et sociétale qui néglige les autres membres de la communauté. Bref, la société en ce froid nordique n’est pas en santé et chacun cherche à en sortir plus fort.
JM Fournier Chan arrête de boire à même la source… Un jour il n’y aura plus d’eau dans le puits…
Catherine Mais c’est vrai… et qu’allons faire sans eau ?
Annick Mais voyons donc, vous ne savez pas que la terre est la planète bleue et que par conséquent elle est remplit d’eau… Sa surface est composée à 70% d’eau. Et là-dessus, la possibilité que toute l’eau douce, soit près de 3% qui consommable s’évapore du puits est d’approximativement 0.55% au rythme où vous la consommée présentement…
JM Fournier Mais c’est impossible… j’ai toutes les notes en main et mes sources sont claires. Je sais qu’il n’y a pas beaucoup d’eau dans la source… Chan doit arrêter maintenant d’en boire dans l’espoir de nous sauver tous un jour.
Annick Mais voyons, restez donc réaliste, c’est impossible, rien sur cette Terre ne peut vider si vite l’essence même de la planète.
Catherine Alors nous ne sommes pas en danger ?
Annick Mais nous ne l’avons jamais été… (dit quelque peu en surprise)
JM Fournier C’est complètement faux, nous sommes près de la crise de nerf, aucune de nos ressources n’a jamais été plus utilisée que l’eau. Nous risquons fort bien de tout perdre cette richesse que nous avons accumulée dans le puits au plus profond de notre sol.
Annick Mais qu’est-ce que cette démagogie… Jamais nous n’avons eu d’autres ressources…
Catherine Ni a-t-il pas eu les arbres ? Annick! Et l’oxygène que nous respirons ?
Annick (un peu abasourdie) Mais ont-ils déjà été à nous ? Vous savez très bien que les arbres ne nous ont jamais appartenus. Avant ils appartenaient à de riches propriétaires terriens. Mais aujourd’hui ils appartiennent à la Terre ainsi que l’oxygène qu’ils propagent.

JM Fournier Nous pourrions utiliser les arbres pour assurer la conservation de l’eau dans le puits… Je pourrais obtenir un prêt en liquide pour définir les besoins et effectuer la recherche pour s’approprier les arbres, ainsi nous ne déprendrions plus autant de l’eau.
Catherine Mais si les arbres sont maintenant à la Terre, n’est pas plus juste de la lui laissée ? n’est-ce pas comploté pour voler la Terre ?

JM Fournier Mais non, nous ne volerions rien si nous rendrions à la Terre l’eau que nous gagnerions avec les arbres que nous prendrions. Alors nous effectuerions un profit net d’eau vers la Terre qui reviendrait dans le sol dans le puits. Ainsi tout le monde ainsi que la Terre seraient satisfaits.

Annick Donc si je comprends bien, en prenant des arbres à la Terre pour lui redonner de l’eau que nous reprendrions ensuite, nous effectuerions un profit intéressant, c’est bien ça ? (Sur un ton maintenant assommé) Mais avez-vous penser aux conséquences sur les arbres de la région, ainsi par le fait même de l’oxygène qu’elle crée ?

Catherine Je ne suis pas dupe Monsieur Jean-Marc Fournier, votre plan n’est pas juste…

Entre soudainement un journaliste, maigre, en haillon mais qui porte le petit chapeau avec un morceau de papier, traditionnel aux journalistes.

Le journaliste Monsieur Fournier, je suis Giovanni de la presse privée, nous venons d’apprendre que vous aviez découvert une excellente façon de résoudre la crise du puits d’eau que nous vivons. Je compte vous dédier un article complet sur la capacité de développement durable de votre projet de la sorte que nous puissions travailler ensemble dans l’accomplissement des profits nationaux.
Annick Que, que se passe-t-il ? D’où venez-vous ? Comment avez-vous fait pour le savoir ?
Le journaliste Ici c’est moi qui pose les questions, et elle ne s’adressait pas à vous !
Catherine Ce n’est pas une façon très polie d’aborder les gens… Vous sentez vous offensée Annick ?

Annick (D’un ton très fâché en fixant le journaliste) Et comment!
Fâchée du ton arrogant du journaliste sort de scène.

JM Fournier Peu importe cette jeune impertinente, continuons… Nous avons espoir que le travail que nous menons ralliera plusieurs individus à notre cause. Bien évidemment, les journalistes appuieront les vertus de notre projet et tous ensemble nous mènerons à bien la campagne de sensibilisation pour reprendre à la Terre ce qui était à nous…
Catherine Mais Annick ne vient t’elle pas de dire que les arbres n’avaient jamais été à nous ?
Le journaliste Peu importe ce que cette vulgaire impertinente à bien pu dire. Monsieur Fournier reste un éminent spécialiste de la question de la gestion des hydro-disponibilités.
Catherine Mais je … ?

Le journaliste Mais taisez-vous!

Catherine Sur le point de pleurer et à fleur de peau, s’éloigne de la scène mais reste suffisamment près pour écouter le discours

Le journaliste Alors donc… Il y a, aurait, eu, la possibilité d’augmenter la phase des profits nets de la balance du PIB national de quelle manière Monsieur le Deuxième Ministre ?

JM Fournier Tout d’abord, nous avons analysé la convergence de l’offre et la demande de l’eau dans les premiers temps où nous avons réalisé que Chan prenait beaucoup d’eau dans le puits. Nous avons donc à ce moment effectuer la mise en arrêter et l’interdiction de prendre de l’eau dans le puits.

Le journaliste Ni y a-t-il pas eu de résistance ?

JM Fournier Bien sûr quelque questionnement..

Le journaliste (Prenant des notes sur son calepin imaginaire – ce qui serait très drôle serait de lui faire faire le geste de l’écriture sur une machine à écrire qui n’existe pas…) Humhum, je vois des résistances et des questionnements… il n’y a-t-il pas eu de grandes violences ?

JM Fournier (En réflexion)

Le journaliste (Toujours en écriture) Je vois, votre silence exprime bien ma crainte, il y a eu plusieurs périodes de violence dramatique, suivit d’une longue résistance et un questionnement après coup.. Sûrement appuyer ensuite face aux conséquences de leurs actes!

JM Fournier Pardon, je me suis perdu dans la lune de quoi parlions-nous ?

Le journaliste Je m’apprêtais à vous demander si la capacité de développement collectif était présente pour la réalisation de votre projet?

JM Fournier Bien sûr, notre système de distribution date de l’âge du tiers monde… mais avec les interdictions que nous faisons, il n’est pas irréaliste de croire que le collectif effectuera par lui-même les développements nécessaires à l’élaboration de votre projet ?

Le journaliste Notre projet ?

JM Fournier Oh, le mien pardon… le mien… le nôtre…

Le journaliste Intéressant, je vais écrire tout ceci, vous pourrez le lire dès demain à chaque coin de rue et l’article sera sûrement affiché dans le ciel à l’affût de tous.

JM Fournier Doit-il en être obligatoirement ainsi ?

Le journaliste Mais il ne pourrait en être autrement… Les arbres devront être utiles à la production de l’eau.

Le journalise quitte la scène par la sortie inverse où se cache Catherine, en écoutant à moitié la dernière réplique du Ministre Fournier.

JM fournier Je vous crois.. Bien entendu, les gens ne pourront faire autrement que respecter ce projet et l’interdiction de boire de l’eau à même notre puits.

Catherine (à la salle) Mais n’y a-t-il pas quelque chose qui semble injuste ?

Catherine Qui s’était caché dans l’arrière scène des planches se fait surprendre par derrière par Annick qui est revenue de l’arrière scène revigorée.

Catherine Ahh, tu m’as fait peur!

Annick Je sais, je n’avais pas le choix, je devais te surprendre..
Catherine Tu aurais pu me surprendre sans me faire peur… j’aurais pu me faire très mal..

Annick Mais une attaque-surprise pour surprendre ne surprend plus si elle n’est plus une peur.

Catherine Je suis toute mélangée.
Annick Ce n’est rien, nous le sommes toutes…

Le ministre Fournier aperçoit les deux jeunes filles cachées dans l’arrière scène.

JM Fournier Ahah, mais vous voilà p’tites écornifleuses, qu’avez à dire pour votre défense ?

Annick Mais de quelle défense ? De quoi parlez-vous ?

JM Fournier Mais je parle de celle-ci… Hohé j’appelle aux renforts!

Tout à coup trois policiers armés de matraques entrent en scène et encerclent les deux jeunes demoiselles. Ils se mettent ensuite à tourner autour d’elles.

JM Fournier Alors, maintenant, qui fait peur à qui ?
Catherine Mais personne n’oserait vous faire peur..
Annick Que font ces trois policiers armés contre nous ?

Policiers (les trois à la fois) Nous vous saisissons!

Annick Sous quel mandat ?

Policiers Le mandat d’arrestation!

Catherine D’arrestation ? Sous quel crime ?
Policiers Celui de persécution!
Annick Qui avons-nous persécuté ?
Policiers C’est à nous de poser les questions!
Annick Mais j’ai des droits!
Policiers Seulement sous certaines conditions!
Catherine Et quelles sont-elles?
Policiers Que vous soyez en prison!
Annick Mais il n’en est pas question…
Policiers Euhh…
Catherine Ils ne veulent rien comprendre… Allons vite Annick sauvons-nous!

Annick et Cath se frayent un chemin entre les trois policiers pendant que ceux-ci tournaient en rond autour d’elles.

Fin de scène 1

Scène 2

Scène 2


La scène deux prends place dans un environnement plus loin que la scène 1… comme je ne souhaite pas changer d’acte et que je n’ai pas précisé le décor à la première scène… le mieux à faire est seulement de pousser le décor vers le côté opposé à la sortie des actrices pour faire croire qu’elles sont plus loin. Dans le contexte, un décor de parc d’amusement serait ce où j’aimerais voir l’action se déroulé.

Catherine Mais que lui a-t-il prit ? Le deuxième ministre était si gentil au début et maintenant il est devenu un ogre avare et sans pitié
Annick Quelle drôlerie… (teinte de sarcasme) qui aurait cru qu’un « éminent » ministre comme lui pouvait être si impitoyable… qui ? Mon Dieu qui ?
Catherine C’est croire que le journaliste la corrompue
Annick Les journalistes sont acerbes, ils ne peuvent pas corrompt mais ils peuvent corrodent… C’est étrange comme vision.. Les lecteurs de nouvelles sont ceux qui se désagrègent le plus vite, le plus drastiquement. Comme si dans l’instant où il se préoccupait des gens, leurs veines tout entières se raffermissaient et devenaient dures.
Catherine Le fait de se préoccuper des gens détruit intransitivement la présence de ton individualisme, et comme cette essence est l’huile qui lubrifie notre société… Il n’est pas impossible que la présence d’un corpus sociétal démoli l’intérieur de la conscience humaine dès le moment où, pour la première fois, il pense à Autrui.
Annick Mais comment se fait-il que les journalistes soient si vulgaires et impolis si on les considère comme des gens à la recherche d’autrui et de leur bonheur ?
Catherine Ironiquement, le corpus sociétal doit démolir la présence de conscience collective dans l’individu, négligé l’ennemi de la collectivité commune, et la collectivité individuelle, celle de tous deviens alors la plus ferme infection qui leur permettre de croire qu’obtenir le bien se fait peut-être par le mal…
Annick Évidemment… c’est une guerre ouverte contre tous les hommes
Catherine Ne crois-tu pas qu’ils sont tous de bonne volonté ?
Annick Seulement les instruis du savoir de l’autre… Les instruis du savoir d’eux-mêmes sont une infection plus grave encore…
Catherine Où va cette conversation ? ne devrions-nous pas reprendre notre eau ? Et battre le Ministre pendant qu’il est chaud ?
Annick Oui… Battre le ministre, la solution semble facile mais l’infection reviendra..
Catherine Nous devons établir un plan d’action à court et à long terme

Annick Sous quel thème ?

Catherine Sauver les biens de la terre.

Annick Mais comment vaincre la force policière ?
Catherine Par la force de la parole, de la dignité humaine ?
Annick Dignité humaine… ne pousse-tu pas trop loin ?

Catherine La dignité de la collectivité c’est d’accepter de ne pas prendre à la Terre ses biens dans le but de sauvegarder cette collectivité.

Annick Mais nous n’aurons pas d’appuie chez les gens.

Catherine L’appuie vient avez la noblesse de la cause..

La scène prend fin sous un éclairage qui sombre au noir.


Fin de la scène 2 et de l’acte 1

Acte 2 - Scène 1

Acte 2
Scène 1


Des jours et des mois ont passé

JM fournier Je suis ici, à attendre le résultat du profit de la vente des arbres mais c’est trop long…

Pauline Lafrenière Mais laissez donc le temps reprendre son court normal.. la volonté d’un homme n’est pas plus fluide que l’essence même de notre vie… Soit le calcul que nous faisons de notre existence.

JM Fournier Mais je suis ministre! Je suis plus fort que toute la fluidité du Cosmos! Le grand Nord m’appartient! Je suis maître de l’existence des gens. Je suis …

Pauline Lafrenière Mais attendez un peu… Pour le moment vous n’être qu’un homme mais quand vous aurez vendu tous les arbres et que vous aurez acheté toute l’eau qu’il y a sur terre… Vous serez alors maître du monde… Laissez coulez le temps…

JM Fournier Mais… Mais… Mais….

Pauline Lafrenière Cessez vos « mais ». Si vous voulez que votre plan fonctionne laissez moi vous guidez. De toute ma vie j’ai planifié des plans extraordinaires mais jamais de cette ampleur… Vous savez si je pouvais vous obtenir la meilleure des situations sous mon aide ministérielle, je serais directement promue à la Chambre de l’économiste suprême. Vous savez quelle honneur cela puisse être… Alors ne gâchez pas ma chance de devenir à mon tord, pardon à mon tour une « surhomme ».

JM Fournier C’est un décalage temporel qui nous faudrait pour nous satisfaire tous les deux. Si vous me permettez, je connais une personne qui serait apte à nous transporter dans le temps… Ainsi, je serais riche et puissant et vous gente professeure, vous seriez puissante et riche!

Pauline Lafrenière Mais n’est-ce pas la chose la plus farfelue que j’aille entendu de ma vie… Les lois de la physique sont évidentes à ce sujet : Rien ne peut revenir ou avancer dans le temps… Le temps d’ailleurs se calcul par la lumière et rien ne peut stopper la lumière dans l’espace.

JM Fournier Oui.. Les lois de la physique… mais vous oubliez une chose essentielle à la compréhension de la politique.. c’est mon gouvernement qui fait les lois… Nous pouvons amender les lois de la physique ou les rejeter, nous avons tout les pouvoirs conférés par la démocratie.

Pauline Lafrenière Comment ? C’est impossible.. la physique n’est pas un sujet humain.

JM Fournier Mais elle est son produit, elle est donc modifiable par lui-même.

Pauline Lafrenière C’est absurde et insensé!

JM Fournier Vous comprendrez mieux quand je vous aurez présentée le célèbre professeur Patatovski Asimov qui a vulgarisé la fabuleuse théorie des « trous synthétiques de l’espace temps causés par les déchirures spacio-émotionnelles ».

Pauline Lafrenière Hein? De la physique psychanalytique ?

JM Fournier La psychanalyse est dogmatique comme la physique peut l’être. C’est donc possible pour le gouvernement de la transformer à notre guise.

Pauline Lafrenière Je suis d’accord pour rencontrer cette éminent spécialiste de la question temporelle.

JM Fournier Dans ce cas, veuillez me donner vos mains… Plaçons nous en cercle ici et assis (Les deux s’assis).

Pauline Lafrenière Qu’est-ce que vous faites ?

JM Fournier Mais je l’invoque pour qu’il vienne nous rejoindre.

Pauline Lafrenière Hein ? Il n’est quand même pas mort ?

JM Fournier Oui, il y a de ça plus de 160 ans.

Pauline Lafrenière Je crois rêver… C’est du théâtre, vous rigolez, vous ne pensez tout de même pas…

JM Fournier Taisez-vous et écoutez moi (Il commence l’incantation) :

« Suus credence adveho procul quod puto procul suus ingens erga nostrum regnum... Ohh meus senior Deity, penetro nostrum invocatio y quod recro ego suus animus erga Pataovski Asimov. quod recro ego suus mortifer ut nos puissions sermo per suus ullus proventus cuius sententia nos incommodus...»[1]

Pauline Lafrenière Pourquoi l’incantation est en Latin ?

JM Fournier Humm j’ai entendu que les anciens habitants du Nord de l’Amérique parlait une langue similaire au Latin… si on souhaite se faire comprendre par Asimov, nous devons nous plier à ça… (Et ils recommencent l’invocation)

«Suus credence adveho procul quod puto procul suus ingens erga nostrum regnum... Ohh meus senior Deity, penetro nostrum invocatio y quod recro ego suus animus erga Pataovski Asimov. quod recro ego suus mortifer ut nos puissions sermo per suus ullus proventus cuius sententia nos incommodus...»

Pauline Lafrenière Mais les anciens habitants parlaient le français non ?

JM Fournier Oui, ils parlent une autre langue que le français jusqu’à la conquête des Européens sur leur Terre et ensuite jusqu’à une autre conquête des Européens.

Pauline Lafrenière Ensuite donc, ça été la langue québécoise après la période d’émancipation alors pourquoi le faisons-nous en latin ?

Fin de Scène 1
[1] Traduction française : La foi vient à celui qui croit en l’immensité de notre royaume… Ohh mon seigneur Dieu, entend notre invocation et rend-nous l’âme de Pataovski Asimov. Rend-nous ce mortel que nous puissions parler avec lui des problèmes dont tu nous incommode…

Scène 2

Scène 2

Un éclair soudain fait apparaître une silhouette d’homme dans une grande lumière.

JM Fournier Ahhh ça a marché!! Bonjours M. Asimov!

Une voix Ce n’est pas Asimov, mais il arrive… C’est Jésus qui vous parle! Vous ne devez pas vendre les arbres, l’humanité en mourra.

Pauline Lafrenière Ok là… vient pas nous dire quoi faire, on en a soupé de toi et de tes discours!

Jésus Mais je ne suis pas responsable des déviances des institutions, je suis ici pour vous porter ce message qui est des plus importants mes frères!

JM Fournier Woh… c’est quand même Jésus…

Jésus Savez-vous comment la situation doit être grave pour que je me sois déplacé en personne pour vous dire l’importance de votre crime…

JM Fournier Nous pensons au bien de notre peuple… nous voulons lui donner de la combativité sur le plan international.

Jésus Mais vous êtes tous frères.

Pauline Lafrenière Ar’tourne donc che vous modit pas fin! Viens pas gâché l’avenir de notre société

Jésus Voyons, je le sais que vous le fait par avarice

Pauline Lafrenière T’es qui pour nous dire quoi faire ou quoi pensez ?

Jésus Vous êtes perdu… suivez la lumière… Ma présence est une occasion divine de vous repentir.

Pauline Lafrenière On va se repentir en temps et lui.

Une voix Jésus t’en viens tu ?

Jésus Bon j’vous laisse on faisait un party aik la gang des Beatles pour la fête à Mohammed. Moise pis Abraham vont amener leur femmes. Ça va swigner à sowère !

Dans la lumière sort une autre silhouette, celle d’Asimov cette fois.

Asimov Désolé du temps d’attente… au Paradis on perd la notion du temps.

JM Fournier C’est à ce sujet qu’on voulait vous entretenir…

Pauline Lafrenière Apparemment vous pouvez nous faire avancer dans le temps?

Asimov Je ne crains que non…

JM Fournier Mais comment ça ?

Asimov Parce que le futur n’est pas écrit.. Pour y aller faudrait s’assurer qu’il existe et comment faire ça ?

JM Fournier Mais nous devons trouver un moyen…

Asimov La seule solution que je peux entrevoir serait de construire un transporteur dans le temps et d’y aller vous-même pour vérifier… Mais je n’oserais même pas moi-même…

JM Fournier Pauline, vous allez y aller!

Pauline Lafrenière Pourquoi moi ? Je refuse d’y aller!

JM Fournier Parce que je suis ministre et c’est moi qui décide.. c’est ça la démocratie!

Asimov Je vous laisse régler les détails entre vous.. j’ai eu une invitation pour la fête à Mohammed et je dois aller me préparer… Prenez soin de vous et bonne chance!

Asimov disparraît en même temps que la lumière sur la scène.

JM Fournier Commençons la construction du transporteur temporelle.. Bientôt nous serons les maîtres absolus des arbres, de l’eau, de l’humanité et du temps. Mouhahahahaha!

Pauline Lafrenière Mouhahahahahahahahaha!

Asimov réapparait le temps d’embarquer dans le rire

Asimov Mouhahahahahahahahahhaha!
Tous ensemble Mouhahahahahahahahahahaha, Mouhahahahahahahahahahahahahahahaahaa, Mouhahahahahahahahahahahahahaha….

Fin de la scène 2

Fin de l’acte 2